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Téléencadrement : établissement d'une
relation entre un spécialiste (jouant le rôle de mentor) et un médecin de
soins primaires, un résident, une infirmière, etc. | |
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Téléconsultation : consultation entre
médecins et autres professionnels de la santé à divers endroits dans les
cas de malades en phase critique et ceux nécessitant une deuxième opinion. | |
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Télédiagnostic : services diagnostiques fournis par des groupes de spécialistes aux établissements éloignés qui n'ont pas d'experts sur place. |
En allant plus loin, on peut classer les projets actuels en 7 groupes :
1) Le dossier patient multimédia (par exemple: dossier "portable" sur carte,
stratégie pour un dossier électronique européen, nomenclature multilingue)
2) Coopération "assistée par la télématique" entre professionnels de santé
(par exemple: dans les domaines du cancer, du diabète ou de la gestion des
ressources)
3) Systèmes hospitaliers et imagerie avancée (par exemple: ultrasons 3D,
radiothérapie, soins intensifs)
4) Intégration, continuité des soins et réseaux régionaux (par exemple:
soins des personnes âgées, gestion des ressources à l'échelon régional,
coopération entre réseaux hétérogènes)
5) Télédiagnostic, téléconsultation et télémédecine d'urgence (par exemple:
soins à domicile, soins en mer, anatomopathologie, ophtalmologie et diabète,
téléchirurgie)
6) Information des citoyens et des professionnels de santé (par exemple:
autorisation de mise sur le marché des médicaments, évaluation des
dispositifs médicaux, information du public sur les médicaments)
7) Cohésion, dissémination et exploitation des résultats, éducation (par
exemple: formation des professionnels de santé ou des infirmières,
observatoire européen de la télématique de santé)
Second type de classification de la Télémédecine
On répartit aussi les applications de la télémédecine en trois groupes :
Les applications largement utilisées dont
l'efficacité est manifeste :
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Le suivi initial et urgent des patients,
les décisions relatives au triage et les arrangements avant transferts,
par exemple les consultations traumatiques, neurologiques et cardiaques
qui demandent une consultation unique entre un spécialiste, un patient
et un prestateur de soins primaires exerçant dans un établissement
éloigné. | |
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Le suivi médical ou chirurgical et la
vérification de la médication, par exemple le suivi postchirurgical et
la pharmacovigilance dans le cadre d'une psychothérapie entre un
spécialiste et un patient avec ou sans la présence du prestateur de
soins primaires. | |
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La supervision et la consultation dans les
cas de soins primaires en région éloignée quand le recours direct à un
médecin n'est pas possible, par exemple une consultation unique entre un
médecin à un endroit et une infirmière et un patient à un autre. [Nota:
Pour faciliter cette application, le Nevada a récemment voté une loi qui
fait de la supervision électronique d'une infirmière par un médecin
l'équivalent légal de la présence effective d'un médecin pour ce qui est
de la supervision de procédures médico-chirurgicales.] | |
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L'enseignement dispensé aux futurs professionnels de la santé et la formation médicale continue. |
Les applications qui sont probablement
efficaces bien que l'on ne connaisse pas leur incidence sur les modèles
d'utilisation et de pratique comprennent :
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L'évaluation diagnostique fondée sur les
antécédents, les observations physiques et les résultats d'épreuves, par
exemple les évaluations psychiatriques. | |
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L'élaboration d'un diagnostic élargi ou le
traitement des cas spontanément résolutifs qui ne sont pas susceptibles
de nécessiter la présence d'un médecin de soins primaires, par exemple
la supervision d'une chimiothérapie de courte durée. | |
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Le traitement de maladies chroniques qui nécessitent la supervision d'un spécialiste n'exerçant pas dans la région, par exemple la réadaptation des enfants souffrant d'un handicap chronique par un physiothérapeute, la conduite d'une dialyse rénale, la conduite d'une psychothérapie médicamenteuse, le traitement neurologique de la maladie de Parkinson. |
Les applications dont on ne connaît ni
l'efficacité ni la sécurité. En fait, il n'est pas actuellement approprié
de mettre largement en oeuvre ces applications, dont les cas suivants :
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Les procédures pour lesquelles on n'a pas
établi de normes en matière d'imagerie, par exemple les radiographies
pulmonaires servant à déterminer la présence d'un pneumothorax. | |
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Les procédures pour lesquelles les normes
en matière d'audio ne sont pas définitives, par exemple certaines
auscultations cardiaques. | |
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Des interventions chirurgicales ayant recours à la télérobotique et à la réalité virtuelle. |
On prévoit que l'élaboration de lignes directrices relatives à la pratique
de la télémédecine délimitera les cas pour lesquels cette technique est
indiquée ainsi que la fréquence et l'intensité des services appropriés dans
ces situations.
Parmi les nouveaux outils de prestation de
services qui empruntent l'autoroute de l'information, la télémédecine
éveille de plus en plus l'attention. Historiquement, la télémédecine ne
constitue pas en soi une nouveauté. Depuis plus de trois décennies, des
systèmes de télémédecine mettant en jeu des téléphones, des télécopieurs et
des vidéos à balayage lent permettent de donner des consultations et de
poser des télédiagnostics. La téléradiologie, par exemple, est utilisée
depuis 30 ans, et des documents traitant de cette technique sont publiés
depuis le début des années 1970. Ce qui est nouveau, c'est la synergie
actuelle entre les progrès réalisés dans les technologies utilisées par la
télémédecine et les initiatives en matière de réforme des soins de santé qui
redéfinissent l'accès aux services de soins de santé et la prestation des
soins. Par conséquent, les projets de télémédecine prolifèrent à un rythme
effréné.
Jusqu'à ces derniers temps, l'adoption de la télémédecine était freinée par
le coût des télécommunications et de l'équipement et par l'absence d'une
infrastructure, de normes et de preuve de sa rentabilité. En outre, on ne
savait pas comment cette technique serait accueillie. On a essayé de réduire
les coûts en utilisant des réseaux d'ordinateurs, mais cette tentative s'est
avérée infructueuse à cause de la lente vitesse des réseaux et de
l'inexistence de technologie de compression audio/vidéo en temps réel.
Toutefois, la télémédecine interactive devient de plus en plus une réalité
grâce aux progrès techniques réalisés actuellement dans les secteurs des
télécommunications, de l'imagerie, du multimédia, des ordinateurs et des
systèmes d'information et aux services de données/voix/vidéos à grande
vitesse offerts à de larges segments de la population. Néanmoins, il n'est
pas encore prouvé que la télémédecine est nécessairement rentable dans une
vaste gamme d'applications. Chaque application éventuelle requiert sa propre
analyse commerciale de cas.
Nous allons maintenant étudier les interactions plus spécifiques entre
Télémédecine et Imagerie Médicale
darkness